Les salamandres de la forêt d’Orient peuvent migrer sans danger

Les 20 ans de la Route des Salamandres, Installation du dispositifLe passage piéton pour amphibiens n’existe pas encore mais on s’en rapproche ! Dans le département de l’Aube, un dispositif de protection des amphibiens est mis en place chaque année afin de protéger les crapauds, grenouilles, tritons et salamandres dans leur « marche nuptiale », là où ils étaient écrasés par les automobiles.

Depuis 20 ans, le long de la route départementale à quelques mètres de la Maison du Parc naturel régional de la forêt d’Orient (PNRFO), des membres du personnel du Parc naturel régional et de la Ligue de l’Enseignement creusent une tranchée peu profonde sur l’accotement et tendent de longues bâches noires de 30 cm de haut en les accrochant à des piquets en bois. « Dès les premiers signes de redoux, ils [les amphibiens] convergent pour regagner les mares et autres dépressions humides situées près du lac », explique Thierry Tournebise, responsable du service Environnement au PNRFO.

Salamandre tachetée © Gilles Martin/Biosphoto
Salamandre tachetée © Gilles Martin/Biosphoto

Avec ce dispositif, « ils sont bloqués et tombent dans les seaux enterrés tous les 20 m le long de la bâche. Ainsi, les bénévoles peuvent les collecter. Ils les relâchent ensuite de l’autre côté de la route », où tout danger est écarté. Au total, cette « route des salamandres » court sur une distance de 450 m de chaque côté de la chaussée. Ce dispositif restera en place jusqu’au mois de mai. Les premières à prendre la route sont les grenouilles rousses, suivies des huit autres espèces. En vingt ans, sur ce site, « on est passé de 5 000 à 40 000 individus [vivant là] », souligne M. Tournebise. Une bonne nouvelle pour la biodiversité locale !

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