Lamie pour la vie

Parmi les 42 missions de l’OBF, les Coléoptères de la famille des Capricornes sont plutôt bien représentés avec pas moins de 7 espèces, toutes avec des élytres durcies et cornées formant une sorte de carapace (c’est bien là un caractère de Coléoptère) et de longues antennes propres aux Longicornes (l’autre nom de la famille des Capricornes). Le Lamie tisserand est l’un d’eux, et puisque son imago (le stade final de développement pour un insecte) pointe son nez dès mars-avril, nous lui tirons le portrait dans cette lettre d’information printanière !

©Michael Duquenne BiosphotoDe belle taille (jusqu’à 3 cm), avec un corps noir granuleux et deux pointes latérales ornant le prothorax (le segment du thorax derrière la tête), le Lamie tisserand a un look un tantinet agressif ! Le blouson noir ne faisant pas le rockeur, ce grand calme, qui ne s’active généralement qu’au crépuscule, adopte face au danger la stratégie de la fuite plutôt que de la défense. Bien qu’ailé, il ne prendra pas la poudre d’escampette par les airs, mais volontiers ses jambes à son cou (ou plutôt ses 6 pattes à son thorax) pour filer vite et loin.

Xylophage comme ses cousins Capricornes, il est friand de l’écorce fine du Saule et du Peuplier tremble. C’est d’ailleurs ces mêmes écorces que la femelle scarifie avec ses mandibules avant d’y déposer ses œufs (à la manière de la navette du tisserand, d’où son nom). Deux bonnes raisons de chercher le Lamie tisserand au pied et sur les branches de ces arbres et d’orienter vos balades forestières vers les vieux boisements humides à Saules et Peupliers.

Retrouvez les missions du mois
https://observatoiredesforets.files.wordpress.com/2014/03/missions_avril_obf_20151.pdf

Retrouvez les missions associées à votre région
https://biodiversite-foret.fr/les-missions-sylvestre/region-par-region/

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