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Le Petit Mars, un papillon changeant

Le Petit Mars changeant Apatura ilia (Denis & Schiffermüller, 1775) est un lépidoptère diurne de la famille des Nymphalidés. Les papillons de cette famille ont pour caractéristique de n’avoir que deux paires de pattes fonctionnelles, la première paire étant atrophiée et couverte de poils.

Contrairement à son nom, il s’agit d’un grand papillon, d’une envergure de 6 à 7cm pour le mâle. Le dessus de ses ailes est marron à brun-noir, mais il existe une différence entre le mâle et la femelle. En effet, le mâle peut présenter des reflets bleu à violet métallique en fonction de l’incidence de la lumière. Le Petit Mars changeant, dont le nom de genre Apatura vient du grec apatês et signifie « tromperie », porte donc bien son nom !

Mâle:Femelle
© Petit Mars changeant (Apatura ilia) femelle (à gauche) et mâle (à droite) – Yoann Pelouard

Par ailleurs, les ailes antérieures ont des taches blanches, tandis qu’une bande blanche traverse les ailes postérieures. Cette couleur blanche est caractéristique de la forme ilia du Petit Mars. La forme correspond à un variant phénotypique d’une espèce, et chez Apatura ilia, il existe une seconde forme, clytie, caractérisée par sa couleur orangée.

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© Petit Mars changeant (Apatura ilia forme clytie) – Tristan Lafranchis

Enfin, un ocelle noir cerclé d’orange est présent sur toutes les ailes. Sur le revers, les ailes antérieures sont marron et les ailes postérieures marron terne avec une bande claire un peu sinueuse et, à nouveau, un ocelle noir cerclé d’orange.

Revers Petit
© Revers des ailes du Petit Mars changeant (Apatura ilia) – Yoann Pelouard

L’aire de répartition de ce papillon est très vaste : c’est une espèce eurasiatique qu’on retrouve de l’Europe de l’Ouest jusqu’en Chine. Il est cependant absent des pays scandinaves. En France, il est présent sur tout le territoire métropolitain, excepté en Corse.

Il sillonne les bois et forêts, vivant le long des lisières, dans les clairières et chemins forestiers. Et bien que thermophile, il recherche des zones humides, comme des espaces boisés ouverts sur des étendues d’eau. Par ailleurs, vivant plutôt à basse altitude, on peut le trouver exceptionnellement jusqu’à 1500m d’altitude.

L’imago vole pendant la période estivale, de mai jusqu’en octobre. Il passe la plupart de son temps dans les hauteurs des arbres, voire dans la canopée. Il se nourrit du miellat produit par les pucerons, ou descend au sol pour se nourrir sur les excréments, cadavres d’animaux et autres substances malodorantes. Quand ils s’alimentent, plusieurs mâles peuvent se regrouper dans une zone ensoleillée au sol. Les femelles par contre, sont plus discrètes et ne descendent que rarement des arbres.

Après la reproduction, la femelle pond jusqu’à une soixantaine d’œufs sur les feuilles des plantes-hôtes de ses futures chenilles, qui sont des saules et des peupliers (notamment le Sault marsault, le Peuplier tremble et le Peuplier noir). Les œufs sont disposés isolément, c’est-à-dire un par feuille, sur la face supérieure et près de la marge de la feuille. Ils sont en forme de dôme avec 14 à 18 côtes, et de couleur verte. Leur incubation dure une à deux semaines avant que les chenilles n’en sortent.

La chenille du Petit Mars changeant est verte. Deux lignes latéro-dorsales jaunes et des stries de même couleur sur les côtés de l’abdomen ornent son corps. Une paire de cornes céphaliques marron-jaune apparaît sur sa tête après la première mue. La chenille se nourrit de la feuille sur laquelle elle repose en épargnant la nervure principale.

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© Chenille verte de Petit Mars changeant (Apatura ilia) – Yoann Pelouard

Une partie des chenilles ont un développement rapide et grandissent jusqu’à donner naissance à une seconde génération de papillons. Les autres chenilles ne terminent pas leur développement et se préparent à hiverner. En effet, chaque année, dans le nord de l’aire de répartition de l’espèce, une génération d’adultes voit le jour avec exceptionnellement l’émergence d’une seconde génération partielle lors des années chaudes, tandis qu’il y a deux générations dans le sud de l’aire. En France, cette zone correspond au Midi. Les chenilles qui ne se nymphosent pas deviennent brunes, se fixent sur un rameau, près d’un bourgeon, grâce à un lit de soie qu’elles ont tissé et entrent en diapause.

Une chenille qui a passé l’hiver se réveille au printemps suivant, à l’apparition des jeunes feuilles des arbres. Elle finit sa croissance en se nourrissant abondamment de ces feuilles, puis pâlit et s’installe sur la face inférieure d’une feuille pour se nymphoser. La chrysalide est vert-grisé et suspendue à la feuille par l’extrémité anale. Enfin, l’imago émerge 12 à 19 jours plus tard.

 

Attention ! Risque de confusion

Le Petit Mars changeant peut facilement être confondu avec le Grand Mars changeant Apatura iris (Linnaeus, 1758). En effet, ils arborent les mêmes motifs et couleurs, et malgré leur qualificatif de « Grand » et « Petit », ils ont une taille à peu près similaire. La caractéristique principale qui permet de les distinguer est la présence d’un ocelle noir cerné d’orange sur les ailes antérieures chez le Petit Mars, absent chez le Grand Mars. Les dessins sur les revers des ailes, notamment la présence d’une bande blanche nette chez le Grand Mars, permettent également de les différencier.

Grand Mars
© Grand Mars changeant (Apatura iris). Vue du dessus (à gauche) – Michel Rauch. Revers des ailes (à droite) – Denis Bringard

 

Retrouvez le Petit Mars changeant dans les missions de l’Observatoire de la Biodiversité de la Forêt, mais aussi dans l’Opération papillons de l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins de Noé et du Muséum national d’Histoire naturelle !

 

Sources :

Livre « La vie des papillons – Ecologie, biologie et comportement des Rhopalocères de France » par T. Lafranchis, D. Jutzeler, J.-Y. Guillosson, P. & B. Kan (2015)

Livre « Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles » par T. Lafranchis (2000)

Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) – Apatura ilia

Quel est cet animal – Le Petit Mars changeant

European lepidopteres – Apatura ilia

 

Diabolique, le Robert ?

Avec ses ailes découpées, il est impossible de rater le Robert-le-diable (Polygonia c-album) ! C’est d’ailleurs le dessin de ses ailes arrière, repliées, évoquant le nez crochu d’un diable du Moyen-Âge, qui a certainement donné son nom étrange à ce beau papillon. Pensez à planter du houblon dans votre jardin pour accueillir ce papillon : ses chenilles en sont friandes.

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Un papillon coloré, très répandu en France

L’adulte présente une envergure de 45 à 50 mm. Mâle et femelle de ce grand papillon sont identiques. Le dessus des ailes est orangé, avec de nombreuses taches brunes et le pourtour des ailes plus foncé. La forme des ailes est particulièrement caractéristique par son découpage. Le dessous des ailes peut être de couleur chamois (1ère génération) ou bien franchement marron (2ème génération). On peut remarquer au centre de l’aile arrière une tâche en forme de « C », de couleur blanche, qui a donné son nom latin, Polygonia c-album.

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1ère génération : dessous des ailes chamois

Ce papillon est facilement observable dans les clairières et lisières forestières, au bord des chemins ou encore dans les jardins. Il vole de février à octobre, ce qui laisse du temps pour l’observer ! Si vous le croisez en forêt, vous pouvez transmettre votre observation à l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts. S’il vous fait l’honneur de visiter votre jardin, n’hésitez pas à renseigner votre donnée dans l’Opération papillons !

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2e génération : dessous des ailes marron foncé

On retrouve les œufs, seuls ou groupés, sur la face supérieure des feuilles des plantes-hôtes : ortie, houblon, orme, saule… Ils peuvent être présents en  très grand nombre, jusqu’à plus de 500 !

La chenille mesure35 mm au dernier stade. Elle est tout à fait unique et facilement reconnaissable. La tête est noire avec deux protubérances à son sommet. Le corps est brun orangé avec une plaque dorsale qui recouvre les deux derniers tiers de la chenille. Les pointes se trouvant sur cette plaque sont blanches, alors que celles plus proches de la tête sont orangées.

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La chrysalide est anguleuse, de couleur marron clair, avec une tache blanc argenté sur le dos. Elle est attachée au support par un appendice formant des crochets, le crémaster.

chrysalide

Confusions possibles

Si vous habitez en région méridionale, et plus particulièrement dans l’arrière-pays niçois, vous pourrez avoir la chance de croiser, en même temps que le Robert-le-diable, la beaucoup plus rare Vanesse des pariétaires (Polygonia egea). Sa forme est assez proche, avec des ailes là aussi très découpées, mais les taches noires sont plus petites et moins nombreuses et le « C » blanc, visible chez le Robert-le-diable, devient un petit « L » sur la Vanesse des pariétaires. Pour vous aider à distinguer ces deux espèces, vous pouvez consulter cette fiche de distinction.

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Vanesse des pariétaires : « L » blanc sur le dessous des ailes

 

Dans les Landes de Gascogne

Les Parcs naturels régionaux sont, en France, créés à la fin des années Soixante, faisant écho à la création des Parcs nationaux (qui eux ne concernent que des zones inhabitées par l’homme). C’est en 1967 que le Général De Gaulle signe le décret instituant les PNR. Après plusieurs années d’études et d’expertise partout en France, le parc naturel régional des Landes de Gascogne a été l’un des premiers à être créé par décret, le 16 octobre 1970. Ils sont aujourd’hui 53, sur l’Hexagone et en Outre-Mer.

Si jamais il vous prenait l’envie d’aller visiter ce PNR, la maison du parc se situe à Belin-Béliet. Vous pourrez notamment vous renseigner sur les initiatives prises par le Parc en matière de conservation et de sensibilisation à sa biodiversité.

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En effet, le PNR conduit, avec la population et les collectivités qui le composent, différentes missions de “préservation du patrimoine, de développement équilibré des activités économiques, de sensibilisation des publics à leur environnement en éveillant la curiosité de l’hôte et de l’habitant” (ainsi que nous pouvons le lire sur le panneau de présentation du parc naturel régional des Landes de Gascogne).

Les 51 communes du Parc, depuis les portes de Bordeaux, offrent un patrimoine riche mais néanmoins fragile. Cinq espaces constituent majoritairement le parc, traversés par la rivière Leyre.

Tout d’abord, la pinède, caractéristique de cette région, présente une diversité des sous-bois où est conservée l’ancienne lande. Elle est couverte à la fois de chênes tauzins, tapissée par la molinie et la fougère aigle dans les parties humides, ou encore la bruyère cendrée dans la lande sèche. On peut y constater la présence, plus artificielle, de pins maritimes, due à l’exploitation de l’espace par l’homme, ce qui explique les variantes du paysage que l’on peut constater sur la lande.

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Ce Parc présente également des lagunes, plans d’eau temporaires ou permanents de formes arrondies. Les lagunes ont généralement des dimensions plutôt modestes, que les spécialistes font remonter à l’ère glaciaire. L’eau des lagunes est liée à la résurgence de la nappe phréatique. L’acidité et la pauvreté de cette eau, ses variations de niveau et de température créent des conditions de vie extrêmes. C’est pourquoi on peut y observer des milieux si riches et des espèces remarquables, comme le Grand Cormoran ou l’Aigrette garzette.

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Par ailleurs, la vallée de la Leyre constitue un milieu particulier dont les couleurs sont remarquables. L’eau, qui s’écoule sur un lit de couleur rouille, serpente sous une voûte de feuillages constitués d’aulnes, de chênes et de saules. Cette forêt galerie est peuplée d’insectes, d’oiseaux et de mammifères tels que libellules, martin pêcheur, héron et ragondin que l’on peut rencontrer par exemple lors d‘une descente en canoë. Dans ces milieux exceptionnels subsistent la loutre, le vison d’Europe et la cistude.

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Ces espaces naturels côtoient l’habitat humain sur tout le territoire du Parc. Cet habitat traditionnel montre l’histoire co-construite entre l’homme et son environnement. En témoignent des quartiers épars qui sont toujours visibles malgré la plantation de la forêt. Là, sur l’airial, sont près des grands chênes, de petites dépendances et des maisons à ossature de bois, avec toiture à longs pans, dont les façades à l’est et quelquefois auvents. L’écomusée de Marquèze est, pour le grand public, un lieu d’éducation pour sensibiliser à cette occupation plus intense de l’ancienne lande.

Enfin, les eaux douces de la Leyre rencontrent les eaux salées du bassin d’Arcachon. Le delta saumâtre de Leyre offre un grand patchwork de différents milieux naturels, que l’on peut voir à chaque marée comme un immense puzzle de multiples pièces imbriquées, où s’alignent d’immenses étendues de roseaux ou de baccharis, accueillantes pour les oiseaux. Dans ce milieu, la Maison de la nature propose un accueil des visiteurs toute l’année.

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Le Parc des Landes de Gascogne offre de multiples possibilités de découverte de ce patrimoine, en encadrant différentes sorties pédestres en journée ou des “soirées chauve-souris” pour sensibiliser le grand public à la biodiversité nocturne. Plusieurs manifestations sont organisées chaque année, dont les 24h pour la Biodiversité. Proposée par les équipes du Parc, cette manifestation a pour objectif de fédérer les acteurs associatifs, professionnels et les habitants autour de la préservation de la biodiversité. Les objectifs sont simples : améliorer les connaissances à l’échelle d’une commune en 24h et inviter les habitants à découvrir le monde naturaliste en participant aux inventaires des espèces animales et végétales de leur commune !

Le PNR des Landes de Gascogne est labellisé par différents organismes, notamment comme sites Natura 2000, Espaces Naturels Sensibles, ou encore site RAMSAR.

N’attendez plus pour le découvrir !

Le Parc en quelques infos :

Nombre de communes : 51

Superficie : 336 100 hectares

Nombre d’habitants : 78 100

Villes portes : Bordeaux, Mont de Marsan

Pour en savoir plus sur le Parc : https://youtu.be/gHwVjbfKScU

Sources :

https://www.parc-landes-de-gascogne.fr/Parc-Naturel-Regional-de-Gascogne/Le-parc-en-actions
https://www.parcs-naturels-regionaux.fr/parcs-naturels-regionaux/parc-naturel-regional-des-landes-de-gascogne
https://www.parc-landes-de-gascogne.fr/Parc-Naturel-Regional-de-Gascogne/Le-parc-en-actions/Patrimoine-naturel
https://www.parc-landes-de-gascogne.fr/Parc-Naturel-Regional-de-Gascogne/Le-parc-en-actions/Culture-education-patrimoine/L-education-a-l-environnement-dans-le-Parc

 

Et pourquoi ne pas profiter de votre exploration du Parc pour participer à l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts ? Vous êtes attendus, fiers explorateurs, pour partir à la recherche d’espèces forestières communes, plus rares, voire « En danger » ou « En danger critique d’extinction » !
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Les 42 espèces que vous devez retrouver vous attendent, et autant de missions d’inventaire. Pour rappel, de nombreux outils sont disponibles : des fiches de confusion pour vous aider à différencier des espèces morphologiquement proches qui sont en libre téléchargement sur le site Internet de l’Observatoire.

De même, notre application vous accompagnera dans vos déambulations forestières : simple d’utilisation et fonctionnant même hors ligne, elle vous permettra facilement de prendre connaissance et d’inventorier les espèces qui vous entourent.

Ici, découvrir et participer à l’Observatoire : www.biodiversite-foret.fr
Mais, L’OBF, ça sert à quoi déjà ?
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L’Observatoire de la Biodiversité des Forêts est un outil permanent alimentant l’INPN, l’Inventaire National du Patrimoine Naturel, géré par le Muséum national d’Histoire naturelle. En France métropolitaine, l’INPN gère des données concernant plus de 4.900 espèces de plantes et plus de 36.000 espèces animales ! Les observations récoltées dans le cadre de l’OBF actualisent ou renseignent (parfois pour la toute première fois) les données de répartition des espèces. Ces données, une fois intégrées dans l’INPN, deviennent la référence nationale et sont utilisées pour orienter des décisions sur la mise en place de plan de conservation ou de gestion d’espaces. Rien que ça !

La mission de l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts est de taille, comme le précise Laurent Poncet, directeur du Service du Patrimoine Naturel, partenaire du programme : « En termes d’inventaires biologiques, ce programme a les moyens de contribuer significativement et durablement à alimenter les bases de données de l’INPN, notamment, des espèces non décrites localement depuis plusieurs décennies » (2016).

 

Pour connaître l’INPN, c’est par ici : http://inpn.mnhn.fr

 

Ce mois-ci l’OBF vous invite à participer aux 6 premières missions qui débutent en mars !

Au programme : des papillons aux couleurs évoquant l’arrivée du printemps, le Morio, l’Aurore et Robert-le-Diable.
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De plus, vous pourrez vous confronter à un important prédateur des chenilles processionnaires, le Grand calosome.
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Par ailleurs, un escargot qui préfère le crépuscule nommé Petit-gris, sera visible, ainsi qu’un longicorne adepte de la marche, le Lamie tisserand.
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Ces 6 missions couvrent l’ensemble des régions de France, et se concentrent toutes sur le PNR des Landes de Gascogne.

N’oubliez pas de photographier les espèces que vous inventoriez ; ces photos sont indispensables pour que les scientifiques valident vos données. Nous comptons sur vous pour nous faire part de vos plus beaux clichés !

Le Morio, l’amateur des forêts

Le Morio est un grand papillon qui affectionne particulièrement les milieux humides et qui possède une longévité remarquable : il peut vivre jusqu’à 11 mois, ce qui est plutôt rare pour ces insectes. Son nom latin, Nymphalis antiopa – de nymphe, les divinités associées à la nature, et Antiope, personnage mythologique d’une grande élégance – évoque la beauté de ce papillon. Il appartient à la famille des Nymphalidae, très grande famille de papillons de jour dans laquelle on retrouve également la Petite-Tortue ou le Paon-du-jour.

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A l’approche des vacances…

Il est déjà l’heure de planifier les grandes vacances ! Si vous souhaitez des vacances ludiques, amusantes, pleines de surprises et de découvertes, préférez les forêts à la plage. Où que vous soyez, vous en trouverez bien une à proximité pour partir en mission et découvrir ses habitants ! Munissez-vous des fiches missions sur le site internet de l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts, ou de l’application smartphone Mission Forêt avec Noé.

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Fin de printemps et pourtant…

Gracieux petit papillon annonceur du printemps, Anthocharis cardamines se promène dans vos jardins jusqu’au début de l’été. Anthocharis veut dire « qui a la grâce des fleurs », et cardamines, « de la cardamine », l’une de ses plantes hôtes. Son nom anglais « orange tip » signifie « extrémités orangées ». Il prend tout son sens lorsque l’on observe les taches orange présentes aux extrémités de ses ailes. Celles-ci peuvent rappeler le lever du soleil, d’où le joli nom commun « Aurore » qu’on lui donne volontiers.

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