Archives pour la catégorie La forêt

La forêt dont vous êtes le héros !

Dans la forêt, l’ogre et le loup se cachent, tapis dans l’ombre. C’est du moins ce que notre culture populaire laisse à penser. Accompagnant nombre de contes et de mythes, la forêt est un décor d’aventure, le fil rouge qui relie entre elles des milliers d’histoires à travers le monde. Rarement accueillants, très souvent repoussants et regorgeants en leur sein de toutes sortes de créatures mystiques et malveillantes, les bois sont fréquemment dépeints en lieu austère qui n’est propice qu’à l’épanouissement des héros de contes.

peurforet2cchristine-steyer-flickr
©Christine Steyer-Flickr

Lire la suite La forêt dont vous êtes le héros !

Publicités

Dans les Pyrénées, la forêt de Pins à crochet s’accroche !

Le massif des Pyrénées, vaste étendue montagneuse du Sud de la France, regorge de vie et de biodiversité. Trois étages forestiers se succèdent à différentes altitudes, présentant chacun un biotope spécifique. En basses pentes à l’étage collinéen, les chênes et les châtaigniers sont majoritaires. Ils laissent leur place aux forêts de hêtres et de sapins à l’étage montagnard.

Lire la suite Dans les Pyrénées, la forêt de Pins à crochet s’accroche !

Noé, la Nouvelle-Calédonie, la forêt humide et le sentier botanique

Parmi les 18 programmes de Noé, le programme « Palmiers et Conifères de Nouvelle-Calédonie » a pour but de préserver la biodiversité endémique de l’archipel, en prenant les palmiers et les conifères comme espèces porte-drapeaux des enjeux de conservation de la forêt humide de Nouvelle-Calédonie. Ces forêts, en voie de disparition, sont menacées par l’érosion, la fragmentation des habitats, les espèces exotiques envahissantes, mais aussi par les activités minières ou encore les feux de brousse.

nouvellecaledoniep-poncelet_644x215

Noé a choisi d’agir pour protéger cet espace naturel. Ainsi, en 2016, dans le cadre du projet de conservation du « Petit coco » (Cyphophoenix nucele), Noé a appuyé la création d’un sentier botanique au sein de la forêt humide de l’Île de Lifou en Nouvelle-Calédonie.

Ce projet, réalisé en collaboration avec la tribu locale de Jozip, est une initiative écotouristique ayant pour but de sensibiliser à la nature et à la biodiversité endémique néo-calédonienne. Si vous venez sur cette île, un livret sur le sentier botanique est disponible à l’entrée du sentier. Formé pour accompagner les balades et les randonnées, un guide appartenant à la tribu pourra également faire découvrir, aux petits et aux grands, le patrimoine naturel de Lifou, les terres de la famille Wejieme, les espèces endémiques de l’Île de Lifou et les points de vue exceptionnels sur la Baie de Hnatalo.

Ainsi, que ce soit en France métropolitaine, avec le programme de l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts, ou en France d’outre-mer avec le programme « Palmiers et Conifères de Nouvelle-Calédonie », Noé s’est donné l’objectif de protéger le patrimoine forestier naturel et culturel des générations futures.

Feux de forêt : Quel danger pour la nature ?

Tous les ans, les feux de forêt inquiètent. Avec 4000 incendies environ par an, ce sont près de 11 départs par jour qui sont répertoriés. En cause, la foudre, les travaux forestiers ou agricoles, mais surtout les loisirs et la négligence (feux d’artifice, mégots de cigarette, barbecues, chasse), ou encore la malveillance des pyromanes.

©philippe griraud
©Philippe Giraud

La biodiversité est directement impactée par les feux de forêt. Ils sont une menace s’ils deviennent trop fréquents ou touchent de grandes superficies, car ils engendrent une homogénéisation des milieux, diminuent l’effet lisière et provoquent la disparition des espèces les plus fragiles.

Mais les incendies, s’ils sont plus ponctuels, participent à la dynamique naturelle de la forêt. Les espèces dites pionnières, comme les mousses et les lichens, sont les premières à se réapproprier les espaces impactés. Elles favorisent ainsi le renouvellement des espèces végétales. La régénération des écosystèmes forestiers se fait donc spontanément par la succession de différents habitats, en commençant par la prairie, pour finir par la forêt. Ils créent ainsi une mosaïque de milieux mêlant habitats ouverts, semi-ouverts et fermés, chacun apportant sa propre biodiversité et recréant de nombreux effets lisières.

La maitrise, la technique et les moyens des pompiers s’étant développés ces dernières années, les feux de forêt ont baissé de 50 % en 15 ans. En France, seulement 5 % des incendies sont réellement destructeurs de forêts. Il ne faut néanmoins pas négliger le danger qu’ils représentent pour la sécurité des personnes et des biens. Quelques règles et mesures de prévention s’imposent à nous dans nos activités de loisirs. Allumer un feu de camp ou une cigarette en forêt est proscrit en France par plusieurs arrêtés préfectoraux, tout comme jeter un mégot à proximité de zones boisées. Les pots catalytiques des véhicules, par leur chaleur, peuvent également causer des départs de feu, évitons donc de stationner sur les zones herbeuses d’autant plus si elles sont sèches.

Protéger nos belles forêts des incendies destructeurs est à la portée de chacun… restons vigilant !

Découvrir les mousses pionnières

Relire l’article sur l’effet de lisière

Le bois mort, un lieu de vie ?

Le bois mort, branches ou troncs, au sol ou non, est un lieu de vie pour de nombreuses espèces animales, végétales et de champignons. Au fil des mois, ces organismes se partagent l’habitation et désagrègent le bois, telle une maison en pain d’épice, alimentant ainsi la litière du sol en matières organiques. Habitat collectif, le bois mort accueille trois types de colocataires…

1606©Yves Lanceau_644x215
©Yves Lanceau

Tout commence avec les recycleurs (champignons, insectes…), les premiers à emménager dans notre bois mort ! Ils se nourrissent de matière organique morte (le bois) : ce sont donc des organismes xylophages, comme la Pézize vert-de-gris. La cohabitation continue avec les détritivores (bactéries, champignons, invertébrés…). Ce ne sont pas des écolos, mais ils détestent tout de même le gaspillage. En effet, ils se nourrissent de détritus d’origine organique, de bois en décomposition avancée et des recycleurs eux-mêmes !

Pour finir arrivent les derniers locataires, les cavernicoles. Les pics, dits cavernicoles primaires, creusent des cavités, que pourront s’approprier les cavernicoles secondaires (chouettes, chauve-souris, abeilles…). Ainsi se constitue une chaine alimentaire spécifique au bois mort, car les cavernicoles peuvent également se nourrir des recycleurs et des détritivores.

La mission d’apprentissage de l’OBF « bois recyclé », vous aidera à repérer le bois mort, refuge de nos colocataires miniatures, les recycleurs, les détritivores et les cavernicoles, comme la Pézize vert-de-gris et le Scarabée rhinocéros !

Quelques missions:

Mission n°35: Mission vert-de-gris

Mission n°30: Un rhinocéros dans la forêt

Continuez de découvrir le cycle de la matière organique avec la faune du sol

La lisière… A la croisée des mondes !

En France, les forêts sont riches, mais les prairies regorgent également d’espèces de plantes, d’insectes et de petits mammifères… Quel est donc le milieu naturel dans lequel la biodiversité est la plus grande ? À y regarder de plus près, ni l’un, ni l’autre, car c’est sans doute à la croisée des deux qu’elle s’exprime le plus. La lisière…

©Biosphoto Fabrice Cahez

En effet, chaque espèce est adaptée à son environnement. Or, les conditions microclimatiques particulières de la lisière attirent certaines espèces des milieux adjacents. Elle en accueille également d’autres y vivant spécifiquement. Cette biodiversité s’accroit avec les espèces animales de passage, migrant d’un endroit à un autre et recherchant de nouvelles contrées pour s’installer.

C’est pour cette raison que depuis quelques années maintenant, le fauchage des bandes enherbées le long des routes forestières se fait en septembre / octobre, moment de l’année où la Nature est au repos. Ceci facilite la reproduction et le développement des espèces animales et végétales de la lisière le reste du temps.

L’effet de lisière n’est pas l’apanage de la forêt, il se rencontre à tout croisement d’écosystème : entre forêt et mare, entre mare et prairie, entre prairie et forêt… Parmi les 42 missions de l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts, de nombreuses espèces comme le Petit et le Grand Mars changeant, sont adeptes de cet effet de lisière. Ainsi, à la rencontre d’une forêt et d’une prairie, le long d’un chemin, vous pouvez observer et participer à l’OBF, même si vous ne vous aventurez pas dans la forêt profonde !

Quelques missions en lisières :

Mission Petit Mars changeant : https://biodiversite-foret.fr/les-especes-2/lepidopteres/petit-mars-changeant/

Mission Orvet fragile : https://biodiversite-foret.fr/les-especes-2/reptiles-amphibiens/lorvet-fragile/

Mission Lepture tachetée : https://biodiversite-foret.fr/les-especes-2/capricornes/lepture-tachete/