La salamandre tachetée, un amphibien mauvais nageur

La salamandre tachetée (Salamandra salamandra) est un urodèle de la famille des Salamandridae. Un urodèle est un amphibien (eh oui, la salamandre n’est pas un lézard !) au corps allongé, possédant deux paires de pattes et conservant une queue à l’âge adulte, contrairement aux anoures (représentés par les grenouilles et les crapauds). Pouvant être confondus avec les tritons (également des urodèles), les salamandres se distinguent par leur corps lisse à l’aspect huileux et par leur queue cylindrique.

La salamandre tachetée peut atteindre jusqu’à une vingtaine de centimètres à l’âge adulte. Elle a le corps noir et présente des taches jaune vif à orangé sous forme de points et/ou de lignes, ce qui la rend facilement reconnaissable. Chaque individu possède un motif qui lui est propre et qui permet de l’identifier. Par ailleurs, étant un animal nocturne, ses grands yeux noirs sont adaptés à la vision de nuit.

© Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) – Emmanuel Boitier

A l’arrière de ses yeux se trouvent des glandes parotoïdes, qui sécrètent une neurotoxine, le samandarin. Grâce à cela, la salamandre adulte ne connaît pas de prédateur : cette sécrétion blanchâtre est toxique voire mortelle à forte dose, pour tout animal tentant de la prédater. Les couleurs de la salamandre sont d’ailleurs un avertissement quant à sa toxicité : on parle d’aposématisme. L’Homme n’a cependant pas à craindre cette toxine qui ne passe a priori pas à travers la peau : tant que la peau n’est pas abimée ou que la toxine n’entre pas en contact avec les muqueuses ou les yeux, il n’y a pas de risque !

Par ailleurs, la salamandre possède une autre caractéristique bien pratique, notamment lorsqu’elle se sent en danger, et que l’on retrouve aussi chez les lézards : la capacité à régénérer un membre perdu !

© Sécrétion de samandarin au niveau des glandes parotoïdes d’une salamandre tachetée – Daniel Heuclin

Bien qu’il ne soit pas facile de la rencontrer, la Salamandre tachetée n’est pas un animal rare. Très répandue en Europe, elle se trouve partout en France (exceptée sur l’île de Beauté, où on trouve une autre espèce ressemblante : la salamandre de Corse). Exclusivement terrestre à l’âge adulte, elle vit principalement dans les milieux forestiers, notamment dans les forêts de feuillus ou forêts mixtes, tant que le sol présente une certaine humidité. Elle vit cachée dans toutes sortes de cavités humides : sous des pierres, du bois mort ou des feuilles, dans des fissures rocheuses, des recoins de grottes, etc. Il arrive qu’elle s’installe aussi dans des trous anciennement occupés par d’autres animaux, comme des terriers de rongeurs ou des trous de taupes. Bien que ce soit un amphibien, l’adulte ne vit pas du tout en milieu aquatique et est même très mauvais nageur.

Essentiellement nocturne, il est tout de même possible de l’observer en journée après de fortes précipitations et de participer par la même occasion à la mission qui la concerne sur l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts ! Par ailleurs, c’est un animal qui hiverne : lorsque les températures se font de plus en plus fraîches de novembre à février, elle se retire dans ses quartiers d’hiver, qui sont souvent les mêmes que pendant sa période d’activité.

Côté alimentation, la salamandre a un régime varié. Elle se nourrit d’animaux invertébrés : cloportes, vers de terre, limaces, araignées et coléoptères font son festin ! Il arrive même qu’elle mange d’autres amphibiens, comme des tritons ou des petites grenouilles.

© Salamandre tachetée mangeant un ver de terre – Daniel Heuclin

La salamandre tachetée a une durée de vie pouvant aller jusqu’à une vingtaine d’années. Elle peut atteindre la maturité sexuelle à partir de l’âge de 2 ans (jusqu’à 6 ans), et contrairement à la plupart des amphibiens, la reproduction se fait entièrement sur milieu terrestre, entre mai et septembre, avec un pic en juillet. La gestation a lieu ensuite pendant plusieurs mois jusqu’au printemps, entre février et mai, où la femelle se rend à un point d’eau calme (flaque d’eau, mare, petit cours d’eau) pour y déposer jusqu’à une cinquantaine de larves, qui ont elles une vie aquatique. C’est pourquoi, bien que l’adulte ait une vie totalement terrestre, la présence de points d’eau aux alentours est nécessaire pour la reproduction.

© Larves de salamandres tachetées – José-Luis Gomez de Francisco

A la naissance, les larves possèdent déjà des branchies externes qui leur permettent de respirer sous l’eau. Très ressemblantes aux larves de tritons, on peut les différencier grâce aux taches jaunes à la base de leurs pattes. Elles se nourrissent de tout ce qu’elles trouvent, notamment des invertébrés, et peuvent également prédater leurs congénères si la nourriture n’est pas présente en quantité suffisante. Après trois à six mois (deux mois minimum dans le cas de conditions très favorables), les larves se métamorphosent pour prendre leur forme finale d’adulte terrestre.

Menaces et protection

La salamandre tachetée est un animal protégé en France et dans la plupart des pays d’Europe depuis son inscription à l’annexe III de la Convention de Berne. Malgré ce statut, les populations de salamandres diminuent à cause de la destruction et du fractionnement de leurs habitats (construction de routes notamment), mais aussi à cause du trafic routier. En effet, les salamandres se déplacent lentement et ne sont pas assez vives pour échapper aux roues des véhicules lorsqu’elles traversent une route…

Petite anecdote

La salamandre est également appelée « salamandre de feu ». Son origine ? Autrefois, les hommes pensaient que c’était un animal qui naissait des flammes ! En effet, la salamandre s’abritant dans le bois mort, lorsque ce bois était mis au feu, la salamandre devait se précipiter pour en sortir, faisant naître ainsi de nombreux mythes et légendes.

Sources :

INPN – Fiche Salamandre tachetée

Les Parcs Nationaux de France – La salamandre tachetée

Découvrir la faune – La salamandre tachetée

Wikipédia – La salamandre tachetée

Sur la piste des animaux

Quand on se balade en pleine nature, il n’est pas aisé d’observer des animaux sauvages. N’ayant pas l’habitude de l’Homme, ils ont tendance à se cacher ou à fuir, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas là. Les traces qu’ils laissent derrière eux nous le prouvent !

Les principales traces auxquelles on pense sont celles laissées par les pattes, comme nous l’avons vu ici. Et pourtant, les empreintes des animaux ne sont pas les seuls indices de leur passage… Tout comme nous, ils se nourrissent et font leurs besoins, ils grandissent, leur peau se renouvelle, et ils ont un endroit où s’abriter et dormir. Et pour chacune de ces choses, on peut trouver des traces.

Les traces et restes de nourriture

Les animaux peuvent laisser différentes traces lorsqu’ils se nourrissent : des herbes et des branches broutées, des restes de fruits, le sol fouillé… Par exemple, le sanglier fouille la surface du sol à la recherche de larves, vers et racines : il crée ainsi des tas de terre retournée, qu’on appelle des vermillis. S’il laboure le sol plus en profondeur, on nomme cela des boutis. D’autres animaux se nourrissent de fruits et laissent derrière eux ce qu’ils ne mangent pas. Ainsi, pour une pomme de pin par exemple, on peut essayer de déterminer qui l’a mangée : un écureuil l’épluche quasi entièrement alors qu’un pic le fait de façon éparse, un lapin ronge la pomme de pin sur une partie seulement tandis que le mulot le fait sur son ensemble. Certains animaux, par leur toute petite taille, percent un petit trou dans le fruit pour pénétrer dans sa chair et le dévorer de l’intérieur, comme un balanin fait avec un gland ou un petit ver dans une pomme. Si vous trouvez un lot de fruits enterrés (glands, noisettes, noix, etc.), il peut s’agir d’un stock fait par un écureuil pour préparer l’hiver.

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© Écureuil en train de manger un gland – Juniors / P. Frischknecht

Les excréments

Après digestion de leur nourriture, les animaux défèquent et laissent derrière eux des matières fécales qui peuvent nous renseigner sur leur identité. En effet, les excréments ne se ressemblent pas tous, ainsi il est possible de savoir qui en est à l’origine. Les plus faciles à reconnaître sont les turricules, des petits tortillons de terre que les vers de terre rejettent à la surface du sol. Le hérisson fait des crottes allongées, tandis que celles du lièvre sont rondes. Chez le chevreuil, les crottes sont appelées « moquettes » : elles sont relativement petites et ont une forme ovale avec une pointe à chaque extrémité. Chez le cerf, ces crottes, nommées « fumées », sont plus grandes et plus agglomérées. Le sanglier, quant à lui, fait des crottes dont la forme et l’aspect peuvent varier avec la saison et la nourriture : une forme de boudins agglomérés en hiver, et des boules verdâtres ou noires le reste de l’année. De nombreux animaux font des crottes nommées « laissées » : celles de la belette sont longues et fines tandis que les laissées du renard sont allongées et présentent des restes de sa nourriture, comme par exemple des os ou des noyaux de fruits. Les excréments des oiseaux se présentent sous forme de fientes, mais certaines espèces d’oiseaux, dont les rapaces, rejettent également ce qu’on appelle des pelotes de réjection : ce sont des boulettes de débris non digérés (poils, plumes, os, noyaux…) qu’ils régurgitent.

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© Turricules de ver de terre – Sylvain Cordier

Les mues

Certains animaux subissent un phénomène de renouvellement de leur corps : c’est la mue. Cela peut être lié à la croissance de l’animal ou à son âge, mais également au changement de saison. Chez les mammifères, la mue correspond au renouvellement du pelage de l’animal afin de l’adapter au mieux aux saisons. Ainsi, on peut retrouver des pelotes de poils perdues par un mammifère en pleine mue, notamment lors du passage de l’hiver à la saison plus douce. Par ailleurs, pour les cervidés, la mue correspond également à la perte des bois ou du velours des bois. Les oiseaux, eux, perdent leurs plumes et les renouvellent. Parfois, ces plumes qu’ils laissent derrière eux permettent de les identifier. C’est le cas par exemple des plumes présentant une alternance de bandes bleues et noires, caractéristiques des plumes des ailes de geais. Chez les arthropodes, la mue permet un renouvellement de leur cuticule et est nécessaire à leur croissance. Si vous trouvez un insecte immobile et que son corps semble transparent, il est probable que vous soyez en présence d’un exosquelette d’un insecte qui a mué ! Les serpents et lézards aussi, du fait d’une croissance continue tout au long de leur vie, muent en renouvelant leur peau : chez les serpents, cette mue se fait sur l’ensemble du corps en une fois, tandis que pour les lézards, elle se fait par plaques sur une ou plusieurs parties du corps à la fois.

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© Bois de cerf – José-Luis Gomez de Francisco

Les habitations

Une autre façon de savoir qu’un animal est dans les parages est de trouver son habitation. En effet, les animaux ne s’éloignent jamais trop de leur maison. Mais encore faut-il savoir la reconnaître ! Il est aisé d’identifier un barrage construit par un castor : c’est un amassement de branches sur toute la largeur d’une rivière qui peut ralentir l’écoulement de l’eau. De même, les nids de branches appartiennent aux oiseaux, et leur emplacement et leur taille peuvent renseigner sur le propriétaire : de très grands nids de plus d’un mètre de diamètre, si vous êtes dans l’est de la France, sont la marque de la présence de cigognes. Une cavité dans un tronc d’arbre peut être le nid d’un pic ou d’un autre oiseau s’y étant installé. Plusieurs petits tas de terre, dans votre jardin par exemple, peuvent vous indiquer la présence d’une taupe qui vit sous vos pieds. Ou encore, un ou plusieurs grands trous dans la terre, souvent au niveau d’un talus ou d’une butte, peuvent être les entrées d’un terrier de renards ou de blaireaux.  Il n’est pas facile de savoir quelle espèce occupe un terrier car les renards s’installent souvent dans des anciens terriers de blaireaux.

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© Barrage de castor – Rémi Masson

D’autres traces…

Enfin, d’autres traces peuvent indiquer le passage d’un animal : des traces de griffes sur un tronc peuvent avoir été faites par un félin rôdant dans les parages ; les cervidés peuvent se frotter contre les troncs et arracher à cette occasion des morceaux d’écorce ; des traces de boue sur les arbres sont laissées par les sangliers qui s’y frottent après s’être vautrés dans des souilles (flaques boueuses) ; des troncs d’arbres sont taillés en pointe par les castors, etc.

Il y a donc de nombreuses façons de suivre les traces d’un animal, mais il faut avoir les yeux grands ouverts et être attentif au moindre signe. Avoir quelques connaissances est également utile pour ne pas se méprendre sur des indices qui n’en seraient pas ou sur l’identité des animaux. Si pister des animaux vous tente, de nombreux ouvrages et guides peuvent vous renseigner sur tous types de traces animales, comme le « Guide des traces d’animaux – France et Europe » de Muriel Chazel et Luc Chazel. Maintenant, vous avez les outils de base pour partir sur leur piste. Ouvrez l’œil, soyez patient et les surprises viendront à vous !

Sources :

Parc Animalier La Garenne (Suisse) – Traces et indices

Muséum de Genève (Suisse) – Dossier pédagogique : sur la piste des animaux sauvages

Bourgogne Nature – Mille et une traces en forêt…

Wikipédia – Mue

Une explosion de biodiversité dans les volcans d’Auvergne

Créés depuis la fin des années soixante, les Parcs Naturels Régionaux (PNR) de France sont aujourd’hui au nombre de 56. Fondé en 1977, le PNR des Volcans d’Auvergne se démarque des autres Parcs par la présence de volcans répartis sur l’ensemble de son territoire. En effet, situé dans le Massif central et à cheval sur les départements du Puy-de-Dôme et du Cantal, il englobe tous les volcans d’Auvergne, d‘où son nom. C’est l’un des plus anciens Parcs, mais c’est également le plus vaste de France métropolitaine. Il s’étend sur 120km du nord au sud, et couvre une superficie d’environ 395 000 hectares. Nous vous emmenons à la découverte de ce Parc, dans lequel vous pourrez partir à la recherche des espèces de l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts !

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© Puy de Côme (premier plan) et Puy de Dôme (en arrière-plan), dans la Chaîne des Puys – Paul-André Coumes

La diversité de paysages du Parc

Le Parc est caractérisé par cinq régions naturelles. Il y a quatre massifs volcaniques : la Chaîne des Puys (appelée aussi Monts Dômes), les Monts Dore, le Cézallier et les Monts du Cantal. A cela s’ajoute le plateau granitique de l’Artense. Avec ces différentes régions, le PNR des Volcans d’Auvergne présente aussi des altitudes variées, puisqu’il se situe entre 400 et 1 886m (Puy de Sancy) d’altitude.

Les volcans nous offrent une diversité de paysages contrastés : ils ont une forme de dôme ou de cône comme dans la Chaîne des Puys, tandis que les Monts Dore ont un profil de crêtes, et que d’autres encore présentent un cratère d’explosion, appelé maar, qui peut être occupé par un lac. L’omniprésence de l’eau sur tout le Parc permet également d’observer des gorges, des cascades, des rivières à eaux vives ou encore des lacs naturels. Dans tous ces paysages, on retrouve de multiples milieux, allant des prairies aux landes d’altitude, en passant par les forêts, les zones humides comme les tourbières, les lacs ainsi que les falaises et autres escarpements rocheux.

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© Lac Pavin, dans les Monts Dore en Auvergne – Philippe Tournebise

La biodiversité remarquable du Parc

Toute cette diversité de milieux est à l’origine d’une grande richesse en biodiversité. Ces paysages volcaniques aux aspects de montagnes accueillent ainsi des espèces montagnardes : parmi elles, on trouve des chamois, des marmottes, mais aussi des papillons comme l’Apollon, qui est emblématique des montagnes. Une sous-espèce de ce papillon, endémique d’Auvergne, y vit également : l’Apollon arverne (Parnassius apollo arvernensis). Les escarpements rocheux et falaises sont aussi appréciés par la Jasione d’Auvergne, une plante endémique des Monts Dore, le Faucon pèlerin ou encore le Tichodrome échelette, un oiseau aux ailes parées de rouge.

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© Jasione d’Auvergne – Hervé Chellé

Les forêts du Parc, en altitude, sont composées principalement d’essences montagnardes naturelles comme le hêtre ou le sapin pectiné. On trouve aussi quelques essences introduites (épicéa commun, douglas, mélèze) tandis qu’en dessous de 1100m d’altitude, les essences sont plus variées. Ces forêts abritent de nombreuses espèces végétales et animales, dont notamment le houx et la Chouette de Tengmalm, qui est une espèce protégée. Les prairies regorgent de plantes dont la Gentiane jaune et l’Anémone pulsatile, et la présence de la Pie-grièche grise est un indicateur de la qualité de ces prairies. Dans les eaux des lacs, il est possible de rencontrer l’Omble chevalier ou l’Écrevisse à pieds blancs, considérée comme espèce bio-indicatrice. Quant aux tourbières, où poussent sphaignes, droséras et Ligulaire de Sibérie, elles présentent une faune caractéristique de ce milieu : des libellules comme la Leucorrhine douteuse ou l’Agrion à lunules, espèce très rare en France, y côtoient des papillons tels le Cuivré de la Bistorte ou l’Azuré des Mouillères, espèce rare et menacée. Enfin, les animaux d’élevage du Parc, de races locales, pâturent sur les pelouses : vaches Salers et Ferrandaises, brebis Rava, chèvres du Massif central ou encore chevaux d’Auvergne.

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© Chouette de Tengmalm – Jean-Philippe Delobelle

Le Parc des Volcans d’Auvergne regorge donc d’espèces végétales et animales, dont beaucoup sont typiques de son territoire et des milieux montagnards. Mais on peut aussi y trouver nombre d’espèces plus communes, comme l’Aurore ou l’Escargot de Bourgogne par exemples ! Une balade dans les forêts du Parc est donc aussi une occasion pour participer à l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts et partir à la recherche des espèces ciblées par ce programme.

Les actions du PNR

Les Parcs Naturels Régionaux ont pour vocation de préserver et valoriser les patrimoines naturels, paysagers et culturels d’un territoire. Pour le PNR des Volcans d’Auvergne, l’objectif de la charte du Parc de 2013-2025, par les actions menées par le Syndicat mixte du Parc, est de « vivre ensemble, consommer, se déplacer et habiter autrement ».

Un des principaux enjeux du Parc est de préserver la qualité et la diversité de ses milieux et espaces naturels. En effet, 60% de son territoire sont protégés ou inventoriés au titre de la protection de la nature et des paysages. Ainsi la mise en place d’une gestion coordonnée des lacs naturels et d’une gestion durable des forêts du territoire sont prévues. De plus, nombre d’espèces faunistiques et floristiques du Parc sont endémiques de ce territoire volcanique ou rares, voire menacées, aussi le Syndicat mixte du Parc réalise des actions d’études et de conservation en faveur de ces espèces. Enfin, pour que l’élevage des races locales se pérennise, le Syndicat accompagne les éleveurs pour aider au maintien d’une activité agricole et des paysages caractéristiques du Parc.

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© Vache de race Salers – Claudius Thiriet

De nombreuses choses à découvrir dans le PNR…

Le Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne est une magnifique destination à découvrir au moins une fois dans sa vie ! Parmi les nombreux paysages à voir, le Puy de Dôme (site le plus connu du PNR) offre un panorama sur la Chaîne des Puys, qu’il est même possible d’admirer les pieds dans le vide, lors d’un baptême en parapente ! Un autre sommet très connu, le Puy de Sancy, offre quant à lui une vue sur les Monts Dore. Faites un tour du côté du lac de Guéry, plus haut lac d’Auvergne, promenez-vous dans les réserves naturelles nationales de Chastreix-Sancy et de la Vallée de Chaudefour, ou découvrez d’où provient l’eau Volvic… Si vous êtes intéressés par le volcanisme et ses mécanismes, ne ratez-pas Vulcania, un parc à thème qui vous en apprendra davantage sur les volcans ! Et si vous aimez le fromage, n’oubliez pas de faire un détour du côté de Saint-Nectaire, ville qui a donné son nom au fromage.

Vous trouverez de plus amples informations sur le site du Parc des Volcans d’Auvergne. Pour des idées randonnées ou des expositions, vous pouvez vous renseigner à la Maison du Parc, dans le château de Montlosier à Aydat. Pour d’autres idées de découverte du PNR, vous pouvez consulter le site d’Auvergne destination volcans ou encore le site de France-voyage.

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© Puy Mary, dans les Monts du Cantal – Robert Valarcher

Sources :

Site du PNR des Volcans d’Auvergne

Site des Parcs Naturels Régionaux de France _ PNR des Volcans d’Auvergne

France-voyage _ Le PNR des Volcans d’Auvergne

Le Petit Mars, un papillon changeant

Le Petit Mars changeant Apatura ilia (Denis & Schiffermüller, 1775) est un lépidoptère diurne de la famille des Nymphalidés. Les papillons de cette famille ont pour caractéristique de n’avoir que deux paires de pattes fonctionnelles, la première paire étant atrophiée et couverte de poils.

Contrairement à son nom, il s’agit d’un grand papillon, d’une envergure de 6 à 7cm pour le mâle. Le dessus de ses ailes est marron à brun-noir, mais il existe une différence entre le mâle et la femelle. En effet, le mâle peut présenter des reflets bleu à violet métallique en fonction de l’incidence de la lumière. Le Petit Mars changeant, dont le nom de genre Apatura vient du grec apatês et signifie « tromperie », porte donc bien son nom !

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© Petit Mars changeant (Apatura ilia) femelle (à gauche) et mâle (à droite) – Yoann Pelouard

Par ailleurs, les ailes antérieures ont des taches blanches, tandis qu’une bande blanche traverse les ailes postérieures. Cette couleur blanche est caractéristique de la forme ilia du Petit Mars. La forme correspond à un variant phénotypique d’une espèce, et chez Apatura ilia, il existe une seconde forme, clytie, caractérisée par sa couleur orangée.

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© Petit Mars changeant (Apatura ilia forme clytie) – Tristan Lafranchis

Enfin, un ocelle noir cerclé d’orange est présent sur toutes les ailes. Sur le revers, les ailes antérieures sont marron et les ailes postérieures marron terne avec une bande claire un peu sinueuse et, à nouveau, un ocelle noir cerclé d’orange.

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© Revers des ailes du Petit Mars changeant (Apatura ilia) – Yoann Pelouard

L’aire de répartition de ce papillon est très vaste : c’est une espèce eurasiatique qu’on retrouve de l’Europe de l’Ouest jusqu’en Chine. Il est cependant absent des pays scandinaves. En France, il est présent sur tout le territoire métropolitain, excepté en Corse.

Il sillonne les bois et forêts, vivant le long des lisières, dans les clairières et chemins forestiers. Et bien que thermophile, il recherche des zones humides, comme des espaces boisés ouverts sur des étendues d’eau. Par ailleurs, vivant plutôt à basse altitude, on peut le trouver exceptionnellement jusqu’à 1500m d’altitude.

L’imago vole pendant la période estivale, de mai jusqu’en octobre. Il passe la plupart de son temps dans les hauteurs des arbres, voire dans la canopée. Il se nourrit du miellat produit par les pucerons, ou descend au sol pour se nourrir sur les excréments, cadavres d’animaux et autres substances malodorantes. Quand ils s’alimentent, plusieurs mâles peuvent se regrouper dans une zone ensoleillée au sol. Les femelles par contre, sont plus discrètes et ne descendent que rarement des arbres.

Après la reproduction, la femelle pond jusqu’à une soixantaine d’œufs sur les feuilles des plantes-hôtes de ses futures chenilles, qui sont des saules et des peupliers (notamment le Sault marsault, le Peuplier tremble et le Peuplier noir). Les œufs sont disposés isolément, c’est-à-dire un par feuille, sur la face supérieure et près de la marge de la feuille. Ils sont en forme de dôme avec 14 à 18 côtes, et de couleur verte. Leur incubation dure une à deux semaines avant que les chenilles n’en sortent.

La chenille du Petit Mars changeant est verte. Deux lignes latéro-dorsales jaunes et des stries de même couleur sur les côtés de l’abdomen ornent son corps. Une paire de cornes céphaliques marron-jaune apparaît sur sa tête après la première mue. La chenille se nourrit de la feuille sur laquelle elle repose en épargnant la nervure principale.

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© Chenille verte de Petit Mars changeant (Apatura ilia) – Yoann Pelouard

Une partie des chenilles ont un développement rapide et grandissent jusqu’à donner naissance à une seconde génération de papillons. Les autres chenilles ne terminent pas leur développement et se préparent à hiverner. En effet, chaque année, dans le nord de l’aire de répartition de l’espèce, une génération d’adultes voit le jour avec exceptionnellement l’émergence d’une seconde génération partielle lors des années chaudes, tandis qu’il y a deux générations dans le sud de l’aire. En France, cette zone correspond au Midi. Les chenilles qui ne se nymphosent pas deviennent brunes, se fixent sur un rameau, près d’un bourgeon, grâce à un lit de soie qu’elles ont tissé et entrent en diapause.

Une chenille qui a passé l’hiver se réveille au printemps suivant, à l’apparition des jeunes feuilles des arbres. Elle finit sa croissance en se nourrissant abondamment de ces feuilles, puis pâlit et s’installe sur la face inférieure d’une feuille pour se nymphoser. La chrysalide est vert-grisé et suspendue à la feuille par l’extrémité anale. Enfin, l’imago émerge 12 à 19 jours plus tard.

 

Attention ! Risque de confusion

Le Petit Mars changeant peut facilement être confondu avec le Grand Mars changeant Apatura iris (Linnaeus, 1758). En effet, ils arborent les mêmes motifs et couleurs, et malgré leur qualificatif de « Grand » et « Petit », ils ont une taille à peu près similaire. La caractéristique principale qui permet de les distinguer est la présence d’un ocelle noir cerné d’orange sur les ailes antérieures chez le Petit Mars, absent chez le Grand Mars. Les dessins sur les revers des ailes, notamment la présence d’une bande blanche nette chez le Grand Mars, permettent également de les différencier.

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© Grand Mars changeant (Apatura iris). Vue du dessus (à gauche) – Michel Rauch. Revers des ailes (à droite) – Denis Bringard

 

Retrouvez le Petit Mars changeant dans les missions de l’Observatoire de la Biodiversité de la Forêt, mais aussi dans l’Opération papillons de l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins de Noé et du Muséum national d’Histoire naturelle !

 

Sources :

Livre « La vie des papillons – Ecologie, biologie et comportement des Rhopalocères de France » par T. Lafranchis, D. Jutzeler, J.-Y. Guillosson, P. & B. Kan (2015)

Livre « Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles » par T. Lafranchis (2000)

Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) – Apatura ilia

Quel est cet animal – Le Petit Mars changeant

European lepidopteres – Apatura ilia

 

Les Observatoires en vacances dans les forêts de France

Sur le littoral, en montagne, à la campagne ou en milieu urbain, on trouve des forêts partout. Avec une superficie de 16,9 millions d’hectares, les forêts de France métropolitaine couvrent 31% du territoire, soit près d’un tiers, et placent ainsi le pays au 4e rang européen des pays les plus boisés, derrière la Finlande, la Suède et l’Espagne.

Mais qu’appelle-t-on une forêt exactement ? Il ne s’agit pas simplement d’un ensemble de grands arbres. La FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) la définit comme un territoire occupant une superficie d’au moins 0,5 hectare avec des arbres atteignant une hauteur supérieure à 5m et un couvert boisé de 10% minimum (sont exclues les terres à vocation agricole ou urbaine prédominante).

Au cours de cet article, nous allons voir toute la diversité que recouvre ce terme de « forêt ». Puis nous verrons les intérêts que vous pouvez trouver à vous y promener, que ce soit pour profiter d’un moment de détente, de loisir ou pour vous dépenser.

Diversité des forêts de France

On distingue avant tout deux types de forêts, basés sur le feuillage des arbres : les peuplements* de feuillus, qui sont majoritaires en France et représentent 67% de la superficie forestière totale, et les forêts de conifères, qui en occupent 21%. Les 12% restants correspondent aux peuplements dits mixtes, constitués d’un mélange de feuillus et conifères.

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© Forêt de chênes – Frédéric Didillon

Ces forêts ne sont pas réparties de façon homogène sur l’ensemble du territoire. En effet, quatre grands facteurs influencent la constitution des forêts et expliquent leur diversité à l’échelle de la France métropolitaine :

  • Le premier est climatique : la France se trouve à l’intersection de trois tendances : méditerranéenne, continentale et océanique.
  • L’altitude, du niveau de la mer jusqu’en haut des montagnes, joue aussi un rôle important : les peuplements de feuillus se situent principalement en plaine ou à moyenne altitude, tandis que les peuplements de conifères dominent en haute montagne mais également dans le massif landais. Les forêts mixtes, elles, se rencontrent le plus souvent entre les deux, en moyenne montagne.
  • Un autre facteur à ne pas négliger est le sol dans lequel est implantée la forêt : de la nature de la roche (calcaire ou silice) au type de sol (brunifié, carbonaté, calcique, hydromorphe, podzolisé), la végétation qui y pousse ne sera pas la même partout.

Il n’existe donc pas UNE, mais bien DES forêts.

Pour affiner notre classification des grands types de forêts, allons voir du côté de l’INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel). Il distingue cinq grands types de milieux* forestiers : les forêts tempérées, les forêts méditerranéennes sclérophylles (constituées de conifères et de feuillus à feuilles persistantes), les forêts méditerranéennes à feuilles caduques, les forêts de conifères des montagnes tempérées et enfin les forêts de conifères des montagnes méditerranéennes.

Au sein de ces milieux forestiers, près de 500 habitats* ont été décrits en France métropolitaine. Ces habitats sont définis à partir des essences majoritairement présentes : un peuplement où le chêne domine sera une chênaie, tandis qu’une forêt constituée principalement de pins sera une pinède, etc. D’autres critères sont également pris en compte, comme la végétation qui tapisse le sol (arbustes, fleurs…) ou le type de sol. Si cela vous intéresse, vous pouvez jeter un coup d’œil au référentiel national des habitats (HABREF) inventoriés par l’INPN.

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© Hêtraie-sapinière de Narbèze – Georges Lopez

Par ailleurs, il existe plus de 130 espèces d’arbres en France. Mais parmi toutes ces espèces, seulement 6 essences de feuillus et 4 de résineux composent 82% du peuplement forestier français. Parmi elles, il y a 7 essences principales : pour les feuillus, il s’agit du chêne, du hêtre et du châtaignier, et pour les essences de résineux, du pin maritime, du pin sylvestre, de l’épicéa commun et du sapin pectiné. À celles-ci se mélangent les essences dites secondaires comme le merisier, le charme, le tilleul, l’érable, le frêne, le tremble, l’alisier, l’aulne, le mélèze, etc.

La forêt étant diversifiée au niveau de la végétation, elle l’est également pour la faune. En effet, elle abrite des animaux à tous les étages la constituant : du sous-sol jusqu’à la cime des arbres, la forêt offre une diversité d’habitats et de nourriture pour la faune terrestre. Ainsi, dans les forêts de France métropolitaine, on retrouve 73 espèces de mammifères, 120 espèces d’oiseaux et près de 30 000 espèces d’insectes ! Et n’oublions pas la diversité apportée par les champignons, qui est aussi importante que celle des insectes !

Par ailleurs, la forêt nous réserve son lot de bienfaits. Envie de vous détendre ou de vous dépenser ? La forêt vous offre de nombreuses possibilités de loisirs dans une ambiance qui vous apportera bien-être et apaisement !

Les avantages d’une balade en forêt

En été, la chaleur étouffante et les rayons du soleil peuvent nous freiner à profiter d’une longue promenade l’après-midi. Les forêts sont alors une aubaine pour se balader au frais, car grâce à l’ombre des feuillages et à l’humidité ambiante, la température y est bien plus douce. Et on ne risque pas de finir décoiffé en se prenant une grosse bourrasque comme au bord de la mer, car les arbres sont de bons brise-vent !

C’est aussi l’occasion de prendre un gros bol d’air pur ! En effet, les végétaux et plus particulièrement les arbres, sont connus pour être des filtreurs d’air : ils captent de nombreux polluants et poussières présents dans l’air.

D’autre part, les forêts seraient aussi une source de bien-être. Il semblerait que les arbres réduisent le stress et qu’ils renforcent même l’immunité. La forêt aurait également un impact positif sur le moral et les arbres seraient vecteur d’apaisement social. Nous sommes nombreux à pouvoir en témoigner : qui ne s’est jamais senti bien en profitant d’une promenade dans la nature, au milieu de ces géants verts ? Alors, si cela vous tente, essayez la sylvothérapie !

Enfin, les forêts sont un lieu où l’on peut pratiquer différentes activités ! De la simple marche à pied, de la randonnée plus active pédestre ou équestre, du vélo, de la cueillette (raisonnable évidemment), de l’accrobranche et parfois même de l’escalade, tout le monde peut y trouver son compte ! Le site de l’ONF vous aide même à trouver des idées. Sans compter qu’on peut également en profiter pour simplement s’intéresser à la flore et à la faune habitant/peuplant la forêt… voire même participer de cette façon à l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts. Retrouvez ici les missions de juillet !

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© Parcours d’accrobranche – Denis Bringard

Pour finir, voici quelques forêts remarquables de France que vous pourrez peut-être visiter cet été, sinon à prévoir pour de futures vacances :

  • La forêt des Landes (Nouvelle-Aquitaine), composée essentiellement de pins maritimes.
  • La forêt domaniale de Grande Chartreuse (Rhône-Alpes), avec ses falaises de calcaire blanc contrastées par le vert sombre des hêtres et sapins.
  • La forêt de Fontainebleau (Ile-de-France), avec ses chênes et ses pins, ainsi que son sable et ses rochers appréciés pour l’escalade.
  • La forêt de Vizzavona (Corse) où se mélangent hêtres et pins laricio, dans une des régions les plus boisées de France.
  • La forêt de Chambord (Centre-Val de Loire), classée monument historique et plus grand parc clos d’Europe.
  • Les forêts d’Huelgoat ou de Paimpont (Bretagne), lieux de nombreuses histoires et légendes dont celle de la forêt de Brocéliande.
  • la forêt domaniale de Ribeauvillé (Grand-Est), abritant quelques sapins douglas géants venus tout droit d’Amérique.

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© Forêt de Fontainebleau – Monique Berger

*Lexique :

Un peuplement regroupe un ensemble de populations d’espèces appartement à un même groupe taxonomique. Dans l’article, sont distinguées les populations d’espèces d’arbres à feuilles (peuplements de feuillus) des arbres à aiguilles (peuplements de conifères).

Ici, le milieu correspond au biome, c’est-à-dire à l’ensemble des écosystèmes caractéristiques d’une région biogéographique, déterminé par la végétation, la faune et les conditions abiotiques (climat, altitude, sol) qui y prédominent.

L’habitat est le milieu de vie d’une espèce (ou population d’espèces), caractérisé par un environnement biotique et abiotique relativement homogène.

 

Sources :

IGN_La forêt en France métropolitaine

INPN_ « Résultats de l’état de conservation des habitats et des espèces dans le cadre de la directive Habitats-Faune-Flore en France. Rapportage ‘’Article 17’’. Période 2007-2012. »

ONF_Les forêts de nos territoires

IGN – L’inventaire forestier_ La diversité des peuplements forestiers

ONF_ Comprendre la forêt

Reforest’Action – Le Mag’_ Quels sont les bénéfices de nos forêts ?

Clairière et Canopée _ Forêt et santé : 7 bonnes raisons de marcher en forêt !

Diabolique, le Robert ?

Avec ses ailes découpées, il est impossible de rater le Robert-le-diable (Polygonia c-album) ! C’est d’ailleurs le dessin de ses ailes arrière, repliées, évoquant le nez crochu d’un diable du Moyen-Âge, qui a certainement donné son nom étrange à ce beau papillon. Pensez à planter du houblon dans votre jardin pour accueillir ce papillon : ses chenilles en sont friandes.

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Un papillon coloré, très répandu en France

L’adulte présente une envergure de 45 à 50 mm. Mâle et femelle de ce grand papillon sont identiques. Le dessus des ailes est orangé, avec de nombreuses taches brunes et le pourtour des ailes plus foncé. La forme des ailes est particulièrement caractéristique par son découpage. Le dessous des ailes peut être de couleur chamois (1ère génération) ou bien franchement marron (2ème génération). On peut remarquer au centre de l’aile arrière une tâche en forme de « C », de couleur blanche, qui a donné son nom latin, Polygonia c-album.

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1ère génération : dessous des ailes chamois

Ce papillon est facilement observable dans les clairières et lisières forestières, au bord des chemins ou encore dans les jardins. Il vole de février à octobre, ce qui laisse du temps pour l’observer ! Si vous le croisez en forêt, vous pouvez transmettre votre observation à l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts. S’il vous fait l’honneur de visiter votre jardin, n’hésitez pas à renseigner votre donnée dans l’Opération papillons !

Robert_Flickr Ouwesok
2e génération : dessous des ailes marron foncé

On retrouve les œufs, seuls ou groupés, sur la face supérieure des feuilles des plantes-hôtes : ortie, houblon, orme, saule… Ils peuvent être présents en  très grand nombre, jusqu’à plus de 500 !

La chenille mesure35 mm au dernier stade. Elle est tout à fait unique et facilement reconnaissable. La tête est noire avec deux protubérances à son sommet. Le corps est brun orangé avec une plaque dorsale qui recouvre les deux derniers tiers de la chenille. Les pointes se trouvant sur cette plaque sont blanches, alors que celles plus proches de la tête sont orangées.

Robert_Flickr G San Martin

La chrysalide est anguleuse, de couleur marron clair, avec une tache blanc argenté sur le dos. Elle est attachée au support par un appendice formant des crochets, le crémaster.

chrysalide

Confusions possibles

Si vous habitez en région méridionale, et plus particulièrement dans l’arrière-pays niçois, vous pourrez avoir la chance de croiser, en même temps que le Robert-le-diable, la beaucoup plus rare Vanesse des pariétaires (Polygonia egea). Sa forme est assez proche, avec des ailes là aussi très découpées, mais les taches noires sont plus petites et moins nombreuses et le « C » blanc, visible chez le Robert-le-diable, devient un petit « L » sur la Vanesse des pariétaires. Pour vous aider à distinguer ces deux espèces, vous pouvez consulter cette fiche de distinction.

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Vanesse des pariétaires : « L » blanc sur le dessous des ailes