Archives pour la catégorie La forêt

LES PLANTES AUSSI ONT LEUR LANGAGE

L’idée que les arbres « parlent » n’appartient plus seulement aux contes ou aux forêts fantastiques, tels que Fangorn ou Brocéliande, mais bien à la réalité. Dans les années 80, des scientifiques se sont rendu compte que les végétaux, pourtant immobiles, sont capables de transmettre des signaux à leurs semblables grâce à l’utilisation de composés organiques volatiles.

CCBYNCND Manu B.
CCBYNCND Manu B.

Lire la suite LES PLANTES AUSSI ONT LEUR LANGAGE

La forêt dont vous êtes le héros !

Dans la forêt, l’ogre et le loup se cachent, tapis dans l’ombre. C’est du moins ce que notre culture populaire laisse à penser. Accompagnant nombre de contes et de mythes, la forêt est un décor d’aventure, le fil rouge qui relie entre elles des milliers d’histoires à travers le monde. Rarement accueillants, très souvent repoussants et regorgeants en leur sein de toutes sortes de créatures mystiques et malveillantes, les bois sont fréquemment dépeints en lieu austère qui n’est propice qu’à l’épanouissement des héros de contes.

peurforet2cchristine-steyer-flickr
©Christine Steyer-Flickr

Lire la suite La forêt dont vous êtes le héros !

Dans les Pyrénées, la forêt de Pins à crochet s’accroche !

Le massif des Pyrénées, vaste étendue montagneuse du Sud de la France, regorge de vie et de biodiversité. Trois étages forestiers se succèdent à différentes altitudes, présentant chacun un biotope spécifique. En basses pentes à l’étage collinéen, les chênes et les châtaigniers sont majoritaires. Ils laissent leur place aux forêts de hêtres et de sapins à l’étage montagnard.

Lire la suite Dans les Pyrénées, la forêt de Pins à crochet s’accroche !

Noé, la Nouvelle-Calédonie, la forêt humide et le sentier botanique

Parmi les 18 programmes de Noé, le programme « Palmiers et Conifères de Nouvelle-Calédonie » a pour but de préserver la biodiversité endémique de l’archipel, en prenant les palmiers et les conifères comme espèces porte-drapeaux des enjeux de conservation de la forêt humide de Nouvelle-Calédonie. Ces forêts, en voie de disparition, sont menacées par l’érosion, la fragmentation des habitats, les espèces exotiques envahissantes, mais aussi par les activités minières ou encore les feux de brousse.

nouvellecaledoniep-poncelet_644x215

Noé a choisi d’agir pour protéger cet espace naturel. Ainsi, en 2016, dans le cadre du projet de conservation du « Petit coco » (Cyphophoenix nucele), Noé a appuyé la création d’un sentier botanique au sein de la forêt humide de l’Île de Lifou en Nouvelle-Calédonie.

Ce projet, réalisé en collaboration avec la tribu locale de Jozip, est une initiative écotouristique ayant pour but de sensibiliser à la nature et à la biodiversité endémique néo-calédonienne. Si vous venez sur cette île, un livret sur le sentier botanique est disponible à l’entrée du sentier. Formé pour accompagner les balades et les randonnées, un guide appartenant à la tribu pourra également faire découvrir, aux petits et aux grands, le patrimoine naturel de Lifou, les terres de la famille Wejieme, les espèces endémiques de l’Île de Lifou et les points de vue exceptionnels sur la Baie de Hnatalo.

Ainsi, que ce soit en France métropolitaine, avec le programme de l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts, ou en France d’outre-mer avec le programme « Palmiers et Conifères de Nouvelle-Calédonie », Noé s’est donné l’objectif de protéger le patrimoine forestier naturel et culturel des générations futures.

Feux de forêt : Quel danger pour la nature ?

Tous les ans, les feux de forêt inquiètent. Avec 4000 incendies environ par an, ce sont près de 11 départs par jour qui sont répertoriés. En cause, la foudre, les travaux forestiers ou agricoles, mais surtout les loisirs et la négligence (feux d’artifice, mégots de cigarette, barbecues, chasse), ou encore la malveillance des pyromanes.

©philippe griraud
©Philippe Giraud

La biodiversité est directement impactée par les feux de forêt. Ils sont une menace s’ils deviennent trop fréquents ou touchent de grandes superficies, car ils engendrent une homogénéisation des milieux, diminuent l’effet lisière et provoquent la disparition des espèces les plus fragiles.

Mais les incendies, s’ils sont plus ponctuels, participent à la dynamique naturelle de la forêt. Les espèces dites pionnières, comme les mousses et les lichens, sont les premières à se réapproprier les espaces impactés. Elles favorisent ainsi le renouvellement des espèces végétales. La régénération des écosystèmes forestiers se fait donc spontanément par la succession de différents habitats, en commençant par la prairie, pour finir par la forêt. Ils créent ainsi une mosaïque de milieux mêlant habitats ouverts, semi-ouverts et fermés, chacun apportant sa propre biodiversité et recréant de nombreux effets lisières.

La maitrise, la technique et les moyens des pompiers s’étant développés ces dernières années, les feux de forêt ont baissé de 50 % en 15 ans. En France, seulement 5 % des incendies sont réellement destructeurs de forêts. Il ne faut néanmoins pas négliger le danger qu’ils représentent pour la sécurité des personnes et des biens. Quelques règles et mesures de prévention s’imposent à nous dans nos activités de loisirs. Allumer un feu de camp ou une cigarette en forêt est proscrit en France par plusieurs arrêtés préfectoraux, tout comme jeter un mégot à proximité de zones boisées. Les pots catalytiques des véhicules, par leur chaleur, peuvent également causer des départs de feu, évitons donc de stationner sur les zones herbeuses d’autant plus si elles sont sèches.

Protéger nos belles forêts des incendies destructeurs est à la portée de chacun… restons vigilant !

Découvrir les mousses pionnières

Relire l’article sur l’effet de lisière