Fragile orvet !

L’Orvet fragile est loin d’être ce qu’on lui reproche… Il n’est pas un serpent et n’est pas venimeux ! Il est d’ailleurs beaucoup plus petit (30 à 50 cm), ces derniers mesurant généralement entre 50 cm et jusqu’à 1m60 pour la Couleuvre d’Esculape. L’Orvet est pourtant le bouc émissaire des morsures opportunistes faites à l’homme par certains de ces serpents. Du sous-ordre des Sauria, et non des Serpentes, il ne possède pas de venin et est donc totalement inoffensif pour l’homme.

©Gilles Martin
©Gilles Martin

Il ne faut pas avoir peur de l’Orvet, c’est l’ami de l’observateur ! Lire la suite Fragile orvet !

Le bois mort, un lieu de vie ?

Le bois mort, branches ou troncs, au sol ou non, est un lieu de vie pour de nombreuses espèces animales, végétales et de champignons. Au fil des mois, ces organismes se partagent l’habitation et désagrègent le bois, telle une maison en pain d’épice, alimentant ainsi la litière du sol en matières organiques. Habitat collectif, le bois mort accueille trois types de colocataires…

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©Yves Lanceau

Tout commence avec les recycleurs (champignons, insectes…), les premiers à emménager dans notre bois mort ! Ils se nourrissent de matière organique morte (le bois) : ce sont donc des organismes xylophages, comme la Pézize vert-de-gris. La cohabitation continue avec les détritivores (bactéries, champignons, invertébrés…). Ce ne sont pas des écolos, mais ils détestent tout de même le gaspillage. En effet, ils se nourrissent de détritus d’origine organique, de bois en décomposition avancée et des recycleurs eux-mêmes !

Pour finir arrivent les derniers locataires, les cavernicoles. Les pics, dits cavernicoles primaires, creusent des cavités, que pourront s’approprier les cavernicoles secondaires (chouettes, chauve-souris, abeilles…). Ainsi se constitue une chaine alimentaire spécifique au bois mort, car les cavernicoles peuvent également se nourrir des recycleurs et des détritivores.

La mission d’apprentissage de l’OBF « bois recyclé », vous aidera à repérer le bois mort, refuge de nos colocataires miniatures, les recycleurs, les détritivores et les cavernicoles, comme la Pézize vert-de-gris et le Scarabée rhinocéros !

Quelques missions:

Mission n°35: Mission vert-de-gris

Mission n°30: Un rhinocéros dans la forêt

Continuez de découvrir le cycle de la matière organique avec la faune du sol

Le Scarabée rhinocéros, le plus fort des agents secrets !

Son nom de code (ou nom vernaculaire), vous l’aurez compris, n’a pas été difficile à trouver, « rhino » voulant dire nez et « ceros » corne, tout comme son nom latin Oryctes nasicornis. Cette arme de prédilection n’est visible que sur les mâles, les femelles n’ayant qu’un simple tubercule. Utilisée durant la période de reproduction, elle permet de projeter les autres mâles loin de la dame convoitée.

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©Joseph Celse

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Les ripisylves, un patrimoine à préserver !

Les ripisylves, du latin ripa « rive » et silva « forêt », dénomment l’ensemble des végétaux (herbacées, arbrisseaux, arbustes, lianes et arbres) qui se développent au bord des cours d’eau. Autrefois entretenues, elles constituaient une source conséquente de bois de chauffage et de nourriture pour le bétail. De nos jours, les berges souffrent du manque d’entretien ou à l’inverse de leur aménagement excessif.

Le Doubs et le canal du Rhône au Rhin Doubs France -  - A Rang -
© Biosphoto / Dominique Delfino

Ces boisements jouent pourtant de nombreux rôles fondamentaux ! Ils limitent les crues, stabilisent les berges et la température de l’eau, et constituent un refuge offrant gîte et couvert à de nombreuses espèces animales. Ces forêts du bord de l’eau limitent aussi la dispersion des polluants vers la rivière, préservant ainsi la biodiversité aquatique ! Les arbres qui constituent les meilleures ripisylves stabilisent les berges grâce à un système racinaire profond. Les essences locales sont à favoriser, tels que Aulne, Saule ou Frêne. Les racines de l’Aulne peuvent ainsi participer au maintien de 5 mètres de largeur de berges. Attention à la renouée du Japon, à l’arbre à papillons et aux peupliers (hormis le Peuplier Noir), qui ne sont pas adaptés au bord des cours d’eau ! L’entretien des ripisylves présente donc un grand intérêt pour la préservation de la qualité du milieu et favorise la biodiversité ! N’hésitez pas ainsi à signaler la présence d’espèces envahissantes sur les berges à votre commune.

> En savoir plus sur la Renouée du Japon avec les Jardins de Noé

Les mousses

Regardez sur le sol, les pierres, les murs ! Les mousses appartiennent au groupe des bryophytes, caractérisé par l’absence de système vasculaire. Pas de vaisseaux conducteurs ou de racines chez ces végétaux, mais des structures appelées rhizoïdes dont le rôle principal est l’adhésion au substrat. Les mousses présentent un cycle de reproduction à deux générations : une génération va produire des gamètes, une autre des spores. La génération productrice de gamètes est celle que nous voyons toute l’année, on dit que les pieds de mousses sont des gamétophytes ! Les gamétophytes mâles vont produire puis libérer les gamètes mâles qui vont aller féconder les gamètes des gamétophytes femelles.

Organes producteurs de spores des Mousses en sous-bois -  -  -
© Biosphoto / Muriel Hazan

Cette étape, qui nécessite la présence d’eau, conduit au développement de la seconde génération directement sur le gamétophyte femelle : c’est le sporophyte, fine tige verticale surmontée d’une petite structure ovale contenant les spores. Ces spores, une fois libérées, vont germer directement en nouveaux pieds de mousses (gamétophyte mâle ou femelle). Vous aussi tentez de distinguer ces deux générations en forêt ! De plus, les mousses cachent souvent une grande biodiversité attirée par l’humidité ambiante, telles que petits coléoptères ou mollusques. Alors ouvrez l’œil !

La taïga

Immensité glacée… La taïga évoque le « Grand Nord sauvage », les chiens de traineau, les trappeurs ou la ruée vers l’or… Plus vaste continuité boisée de la planète, la taïga occupe à elle seule 10 % des terres émergées ! Elle forme un anneau circumpolaire quasi continu de 500 à 1500 km de large traversant les continents d’Amérique et d’Eurasie sur 12 000 km. Les températures moyennes d’été se situent entre 10 et 15 °C, mais elles peuvent descendre au-dessous de −30 °C l’hiver ! Faune et flore sont bien adaptées au froid : mélèzes, épicéas, pins et sapins sont les arbres les plus répandus dans la taïga.

© Alan Dyer/ Biosphoto
© Alan Dyer/ Biosphoto

Leur forme conique fait glisser la neige, et leurs aiguilles sont couvertes d’un enduit cireux les protégeant du gel. Loups, ours bruns, grizzlis, lynx, renards polaires, gloutons, élans, aigles, busards, lemmings ou belettes progressent sur un sol tapissé de mousses et de lichens. La taïga sert de refuge à de nombreuses espèces animales par ailleurs menacées, et doit être préservée ! Malheureusement, les impacts des activités humaines se font lourdement ressentir dans la forêt boréale, qui se dégrade en raison de la surexploitation de bois ou de matières fossiles et de la modification des conditions climatiques. Ces régions sont en effet particulièrement touchées par les effets du changement climatique, qui seront au cœur des préoccupations lors de la prochaine Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP21, à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochain).

> En savoir plus sur les différents types de forêt du monde avec l’ONF

> Plus de précisions sur la Taïga